Le wawache est-il productif?

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Publié par leswawaches le Lundi 8 décembre 2008

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I HAVE A DREAM !

Un soir, je ne sais plus exactement la date, j’allumais paresseusement ma télé, pas de film chouette à l’horizon, un « Cauet » débile, des séries en redif et, brrr… Arlette Chabot et ses débats soporifiques, ça commençait tout juste, le thème : « capital et travail, quelle justice? » ouah!, tout un programme…

Sur le plateau, les trois leaders des grandes confédérations historiques des salariés, Bernard Thibault pour la CGT, Jean-Claude Mailly pour FO et François Chéreque pour la CFDT; personne d’autre car l’Arlette veut s’entretenir directement et préalablement avec les représentants de « la France d’en bas ». Chabot annonça que viendraient les rejoindre en deuxième partie de soirée la spectrale patronne du MEDEF et… cerise sur le gâteau, el conducator, le puits de remèdes infinis, el President!, Nicolas Sarkozy soi-même, qui s’était invité… D’un coup, les trois leaders ondulèrent des épaules comme pour imiter le chef gaulo-hongrois. Tous trois se dévisagèrent et on ne comprenait pas si leur surprise était feinte ou si l’inquiétude s’emparait vraiment d’eux.

Fière de son scoop et de son effet l’Arlette ne leur laissa pas le temps de souffler et les invita à se recentrer sur le débat annoncé. Arlette égrena le long chapelet des questions convenues à réponses tout aussi convenues et déjà entendues; le plus prolixe bien que le moins bon orateur fut Chéreque qui se confondait dans les vertus potentielles mais inexplorées du capitalisme tandis que son « collègue » de FO tentait d’en montrer les travers les plus désastreux tout en amoindrissant la portée collaborationniste évidente des propos de son voisin comme si une fatale solidarité les liait et bien que leurs divergences fussent profondes. On ne s’en aperçu pas de suite mais Thibault restait étrangement muet, comme s’il s’ennuyait ou n’avait rien à dire ne serait-ce que pour manifester sa différence. Cela n’échappa pas cependant aux deux autres larrons qui faisaient assaut de prises de parole, comme s’ils y gagnaient des points, cela finit par interpeler la Chabot qui s’inquiétait de l’équilibre du temps de parole : « et vous, Monsieur Thibault, on ne vous entend pas, vous boudez? » (là, elle croyait faire un bon mot et d’ailleurs tout le monde sourit un peu); Thibault repoussa sa mèche et avec ses jolis yeux pénétrants et tristes il la fixa et enchaîna de sa voix plate comme un rail de chemin de fer: « Non, je ne boude pas, je pense juste aux travailleurs, aux citoyens qui nous regardent et nous écoutent et qui doivent se dire qu’à nous trois nous ne sommes pas capables de grand-chose et que sans doute ils ont raison et que ce défaut de justice que traduit l’écrasement du travail par le capital est là, tout entier devant eux, non pas dans nos divisions syndicales, mais dans dans l’absence de projet syndicaliste . »

L’Arlette reprit, décontenancée mais avide (tandis que les deux autres lascars se contorsionnaient pour saisir tout le sel des propos de Thibault) : « Mais que voulez-vous dire Monsieur Thibault, le syndicalisme est mort? » « Non, je n’ai pas dit ça, j’ai dit qu’une page devait être tournée et que le syndicalisme a de belles heures devant lui s’il sait tourner cette page. » Chabot fit mine de comprendre sans réprimer une grimace pour le coup boudeuse face à cette chute obscure digne d’un visionnaire millénariste.

Les deux autres bavards étaient une denrée plus consommable et elle finit par les amuser sur les paradis fiscaux occupés par des mauvais capitalistes et s’assurer qu’ils comptaient bien en fin de compte s’entendre avec les bons capitalistes et filer droit!

Alors, elle annonça le clou du spectacle, l’entrée en scène de la cheftaine mal informée des mœurs de ses pairs et mandants et du gourou en chef des Gaulois (pas ses pairs mais tout aussi mal informés). Ce fut magistral, elle, en pattes d’eph’ tergal bleu-ciel qui lui donnaient l’impression de voler sur le plateau et , avec ses mèches remontantes sur chacune de ses pommettes, on eut dit une guerrière de Sparte ; lui, à peine pommadé, tant les voyages lui réussissaient, parut fringuant, tendu mais souriant, comme il se doit et gonflé par les sondages qui le portent vers les 50% d’opinions positives en pleine tourmente financière tel Achab à l’assaut des vagues qui dénichera sa baleine blanche à lui: la croissance!

Ils avaient, on peut le dire, fière allure; ils saluèrent Arlette Chabot en la remerciant de cette « invitation » ainsi que les trois fiers-à-bras un peu comme le font les proviseurs les moins mal-embouchés avec les délégués de classe.

Pour faire une nouvelle fois sourire, l’Arlette osa un « Inutile, Madame, Messieurs, de vous présenter, vous vous connaissez mieux que les Français ne l’imaginent . » La blague fit un flop, personne ne rit si ce n’est dans le public. C’est alors que Thibault releva la tête et enchaîna : « Euh, si c’est une question Madame Chabot, je tiens à vous dire que nous ne nous connaissons pas au sens où vous pourriez le laisser penser par ceux qui nous regardent; je ne sais rien de la sincérité de nos interlocuteurs, qui ne demeurent que des interlocuteurs lors de négociations ou de réunions dites consultatives, d’autant moins nombreuses qu’elles ne servent à rien ou si peu et qu’en tous les cas nous ne buvons, mangeons, rions, ni ne chantons ensemble et ne discutons vraiment que très peu. D’ailleurs, à ce titre et puisque nous sommes entre nous, je tiens à vous préciser que dorénavant la CGT, que ce soit moi ou d’autres secrétaires fédéraux, ne tiendrons aucune réunion avec des représentants de l’Etat ou du MEDEF sans une transparence absolue, c’est à dire sans la présence d’un média, quel qu’il soit, capable de retransmettre, en direct ou différé, l’intégralité des propos qui seront tenus lors de ces entretiens. C’est la moindre des choses que nous devons au public et je ne doute pas que vous agréiez ce dispositif de bien public pour qu’enfin chacun sache de quoi nous parlons. »

Chabot hésita à interpeller le Président, elle se reprit et se tourna vers Thibault « C’est une menace Monsieur Thibault? »

« Non, ce n’est pas une menace, j’avertis, devant le public, de ce que sera notre attitude à l’avenir, et je doute d’ailleurs que le public s’en plaigne . »

La Chabot n’avait plus qu’à s’en remettre au Président; Chéreque avait la mine déconfite, le visage comme envahi par des tics enfantins, il grignotait sa moustache sans aucune retenue, l’autre de FO se tenait le front comme pour dissimuler ses yeux qui s’emballaient et roulaient à la manière d’un antique boulier pour calculer l’impact et les conséquences des propos de son concurrent historique; quant à la dame du MEDEF on eut cru que ses calots allaient se jeter sur la table.

« Monsieur le Président, nous allons reprendre notre débat mais que dites-vous à Monsieur Thibault? » (Chabot savait déjà que son timing était foutu et son canevas cousu-main encore plus alors elle enfonçait le clou, quelle pro!)

« Mais Madame Chabot, avant de répondre à M’sieur Thibault, il faudrait d’abord assurer les Françaises et les Français que ni moi ni le gouvernement ne tenons le double langage et que ce qui se dit en public est rigoureusement ce que nous tenons en réunions de travail ou lors des négociations. Maintenant, pour vous répondre Monsieur Thibault, je tiens à vous faire remarquer que la diffusion publique des propos que les uns ou les autres tenons en réunions de travail ne sera pas forcément à votre avantage et à celui des organisations syndicales en général. Vos divisions sont nombreuses, tous les Français le savent et le constatent chaque jour, nous, nous parlons d’une seule voix, je vous invite à y réfléchir et nous en reparlerons. » « C’est tout vu pour nous, Monsieur le Président, nous ne redoutons pas l’information pleine et entière du public, les Français ne sont pas des veaux! » « Non, mais le spectacle de la cacophonie est toujours nauséabond M’sieur Thibault. »

Chabot se tourna vers l’égérie du patronat « Madame Parisot, une remarque, je vous sens exaspérée? »

« En effet, c’est grotesque, Monsieur Thibault sait parfaitement qu’avant que nous arrivions à des accords, il se passe beaucoup de temps et que, la plupart du temps, ils sont minimum ou minimalistes, qu’il faut pour ce faire passer par des phases de discussions qui vont de l’explication, car nos interlocuteurs ne comprennent pas toujours ce dont nous leur parlons, à des phases de diplomatie, pour éteindre des inquiétudes infondées; nous avons également, vous le comprendrez bien Arlette Chabot et j’en suis certaine, tous les entrepreneurs qui nous écoutent et les Françaises et les Français également, qui ne sont pas tous des veaux, en effet Monsieur Thibault, à parler lors de ces réunions, qui sont pour nous de véritables réunions professionnelles, de questions qui relèvent bien souvent du secret industriel ou commercial qui ne saurait supporter la discussion sur la place publique. Tout le monde le comprend bien, c’est une énième fanfaronnade de la CGT. »

Chabot alternait son regard de gauche et de droite comme une girouette prise dans les vents tournants, Thibault ne lui laissa pas le temps de se caler:

« Madame Parisot, il n’y a pas de secrets industriels ni commerciaux dans la politique salariale et humaine des grands groupes que vous représentez, pas davantage que dans la sécurité au travail, le respect des conventions collectives que vous signez d’une main et bafouez de l’autre, le déroulement de carrière des personnels, la liberté syndicale, l’égalité salariale homme/femme que vous louez dans les médias mais n’appliquez pas dans vos entreprises et tant d’autres choses qui insultent la probité. Donc, nous maintenons notre position et vous souhaitons seulement de vous mettre un peu plus d’accord avec vos partenaires car leurs pratiques hors la loi risquent bien de vous éclabousser et de vous souiller. »

Chabot, c’était son métier, reprit les commandes du débat, Mailly semblait titillé mais il manqua de souffle.

« Alors, Madame, Messieurs, vous représentez en quelque sorte les trois pôles décisifs pour l’avenir économique du pays et les Français aimeraient bien savoir si cette crise financière va vous voir unis pour l’affronter ou si à celle-ci va s’y ajouter une crise sociale ?  Madame Parisot, on ne vous a pas beaucoup entendu. »

« Oui, en effet. Je tiens à dire aux Françaises et aux Français qui nous écoutent ma profonde inquiétude face à cette crise et plus encore face aux attitudes irresponsables et catastrophiques qu’elle engendre. Je songe aux corporatismes qui ressurgissent alors que nous aurions besoin de solidarité, aux mots d’ordre de grèves qui s’ajoutent aux difficultés actuelles, rendant ingérables des situations complexes… » et la Présidente du MEDEF de continuer de désigner les principales victimes du chaos ambiant en fauteurs de troubles, d’accorder quelques satisfécits aux gouvernants, tout particulièrement au sieur Sarkozy, tout en se démarquant de lui sur ses déclarations par trop étatistes et non sans réclamer davantage de flexibilité, de réductions de charges, d’allongement du temps de travail, de recul de l’âge de la retraite et aussi, bien sur, de défiscalisation et de réduction d’impôts en tous genres. Sarkozy buvait du petit lait, on le flattait, il répondait qu’il entendait, paraissait modéré face à cette harpie, prenait en compte toutes les remarques et tenait la barre comme une bonne mère de famille.

Les deux zigotos de FO et de la CFDT mimaient la fâcherie, défendaient leur bonne foi et en appelaient à un peu de retenue de la part de la sémillante vampire des casse-pattes. Elle qui en voulait toujours plus pour… toujours plus!, revendiquait d’en donner toujours moins pour toujours plus, au nom de la concurrence et de la croissance à recouvrer, vertus absolues, origines et fins du libre échange et de l’économie de marché. Elle ne manquait pas d’ajouter, pour ceux qui pouvaient douter de son entière bonne foi :

« s’il se trouvait dans la communauté dont j’ai la charge des personnes indélicates ou qui ne jouent pas le jeu, je ne manquerais pas de les rappeler à l’ordre et de prendre les décisions qui s’imposent . »

Alléluia!, la messe était dite, la boucle bouclée, comme dans le meilleur des mondes.

Le Nico de service, qui n’est pas un pingre en matière de blague renchérit avec son « travailler plus pour gagner plus », assorti d’exemples édifiants à faire pâlir les tenants du pouvoir d’achat.

Ces deux bienfaiteurs de l’humanité poursuivirent encore quelque temps leur démonstration de fumisterie et se montrèrent plus entomologistes que jamais.

Chabot ne se démontait pas, la pire des enflures fascistes sur son plateau ne la décontenançait pas pourvu qu’elle reste polie et donc, l’heure tournant, elle refit un petit tour de plateau afin que chacun dise un dernier mot avant que l’on n’aille se coucher.

Les deux crémiers syndicalistes barattèrent encore quelques mièvreries et à Thibault échut le rôle de lanterne rouge pour clore cette joyeuse débâcle :« Monsieur Thibault, un dernier mot peut-être, je vous ai senti absent? » « Non, Madame Chabot, absent pas plus que vous, j’ai écouté comme nos concitoyens et je n’ai rien appris que nous ne sachions déjà sur les intentions des uns ou des autres. Mais précisément, je voulais prendre au mot le Président Sarkozy et lui annoncer que nous allons, à la CGT et peut-être avec d’autres, « Travailler plus pour gagner plus ». J’aime le slogan car c’est une façon à nous de faire table rase du passé soixante-huitard. Nous allons travailler plus pour garantir aux enfants d’aujourd’hui un avenir décent, sur un territoire pas trop pourri par les lois du marché; travailler plus pour assurer des retraites et des fins de vies confortables à ceux qui ont participé selon leurs moyens, de participation ou de compréhension, à la richesse et aux déboires de la richesse collective; travailler plus à ne plus laisser des entreprises bénéficiaires ou en faible difficulté fermer et mettre toute une ville ou une région en friche; travailler plus contre les délocalisations injustifiées non pas pour trouver de nouveaux « repreneurs », futurs bourreaux de travail et d’écœurements, mais pour grandir des savoir-faire et généraliser l’autogestion partout ou nous le pourrons, sans Fabius ni consort; travailler plus en général à la reprise ou création d’entreprises dans des cadres collectivisés et coopérativistes fédérés; travailler plus à bâtir des réseaux de distributions entre les villes et les campagnes afin que la lutte contre la « malbouffe » ne soit pas que le privilège des nantis, afin que les paysans puissent vivre de leur travail car ils disposeront de réseaux de distribution honorables non soumis aux vindictes des hypercommerçants; travailler plus à redonner vie à d’innombrables villes et villages qui crèvent de sous-démographie, où des centaines de milliers de bâtisses et d’habitations pourrissent sur pied au nom de la sacrosainte propriété privée, faute de bras, de budget, et de projets collectifs; travailler plus à boycotter les entreprises et les employeurs qui ne « jouent pas le jeu » comme vous dites, Madame Parisot; travailler plus à fédérer les dizaines de milliers de projets, de chantiers et de réalisations déjà acquises à cette cause assez anticapitaliste. Voilà la dynamique dont nous sommes porteurs; le patronat est organisé et, dit-il, pour le bien de la collectivité; pareillement, nous proclamons notre droit et savoir-faire à nous organiser pour le bien également de la collectivité; et sur ces bases, Monsieur Sarkozy, nous estimons qu’en effet, nous allons gagner plus!

Pour terminer et puisque nous sommes dans des conditions de discussions transparentes, je vous annonce que parallèlement à tout ce qui vient d’être dit, nous lançons une campagne pour la refonte globale du système de financement des comités d’entreprise pour qu’enfin la totalité des presque 20 millions de salariés et, non pas seulement moins de la moitié de ceux-ci, aient accès aux services et avantages qui sur bien des plans modifient la vie courante et divisent les salariés. »

«  Euh, merci Monsieur Thibault, un dernier mot Monsieur le Président? »

« M’sieur thibault, je suis très flatté que vous ayez tellement pris à cœur mon idée, mais je crois que vous faites fausse route; j’vous dit chiche!, mais faudra pas vous plaindre si l’Etat s’désengage, tout ce que vous dites ressemble à ces enfants qui cassent leurs jouets et qui prétendent s’amuser mieux avec les pièces détachées. Tout le monde comprendra vite que votre idée d’autogestion est une baliverne, ça n’a jamais marché et c’est pour cela qu’il faut des gens responsables et compétents. »

La Chabot, définitivement hors timing, congédia tout ce beau monde sans les ménagements d’usage; sur l’écran défilait déjà la nomenclature de tous les participants à l’émission, petits et grands, puis une musique, de fond d’ abord puis prédominante, se fit entendre…c’était ce foutu réveil qui m’annonçait 7 heures du matin, Bernard Thibault était déjà couché ou, ne s’était jamais levé; pour moi, une nouvelle journée de travail débutait, sans rêves ni trêves, un cauchemar!

GUILCHE

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Bonne année 2008

Publié par leswawaches le Mardi 1 janvier 2008

Je vous souhaite à tous une bonne année, en ces temps si désespérants, souhaitons que les dernières forces existantes de gauche songent enfin sérieusement à se refonder, que se développe le commerce alternatif, hors des centrales d’achats qui pillent notre travail et celui des producteurs, souhaitons qu’on remette en service des transports publics dans les campagnes, souhaitons que se développe le covoiturage pour arrêter ce bordel dans les grandes villes, que les municipalités développent les bars et commerces municipaux, qu’on arrête de mettre des notes à l’école, que stoppe enfin la régression obscurantiste et religieuse, que Sarkosy se marie avec la Bruni et qu’ils divorcent peu après, ça nous fera rire, que les groupes de téléphonie mobile baissent leurs tarifs et fassent un geste commercial rétroactif, que le gaz arrête d’augmenter, que le temps de travail ne soit pas déréglementé, qu’on baisse et bloque le prix des loyers, que les effectifs de l’inspection du travail soient multipliés par 100, que tous les immigrés sans-papiers soient régularisés , que la sécu rembourse à nouveau les visites à domicile, que nos maisons ne s’écroulent pas sous les tempêtes, et encore et encore…

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Le papa et la maman wawache

Publié par leswawaches le Lundi 31 décembre 2007

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wawache, définition

Publié par leswawaches le Lundi 31 décembre 2007

Les wawaches que nous sommes aiment bricoler, partisans du “do it yourself”, ils prennent plaisir à faire les choses comme ça leur plait, sans suivre la tendance actuelle du culte de propre et de la réussite.
Le wawache “fait”, mal mais il fait.
Il fait pousser des courgettes sur son balcon bien que ça soit d’un rendement ridicule, il chine dans les poubelles, il passe des heures à essayer de réparer des vieilles choses en panne, il n’est spécialiste de rien, mais ingénieux et tétu, il obtient des résultats, ennemi de la rentabilité quand il s’agit de ses hobbies, à l’occasion pas très regardant sur les finitions, c’est un débrouillard, comique dans ses tâches un peu inutiles, on reconnaît sa maison au bric à brac dans toutes les pièces. Curieux de tout il développe cette qualité chez ses enfants qui deviennent eux-mêmes des wawaches à moins que dégoûtés ils ne finissent par rejeter leur clan pour vivre dans un monde plus rationnel.

Mais ça ne s’arrête pas là, le wawache-bricoleur ne se contente pas d’objets glânés ou détournés, toute tâche dans la vie garde l’empreinte de cette curiosité d’artisan libre et le monde lui-même lui semblerait si beau si on le réparait aussi, ainsi de simple bricoleur il devient un réformateur passionné, une sorte de Don Quichotte, fidèle aux principes de sa démarche, artisanale avant tout, indépendante et partageuse.

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Les wawaches n’aiment que les vacances

Publié par leswawaches le Lundi 31 décembre 2007

    La maison du bonheur

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Bienvenue sur le blog des wawaches

Publié par leswawaches le Lundi 31 décembre 2007

    Noël chez les wawaches, les enfants

Noël chez les wawachesles princesses wawachesNoël chez les wawaches

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